Sommaire
Quels sont les symptômes du SGUM et comment affectent-ils votre qualité de vie ?
Comment prendre en charge le SGUM ?
SGUM est l’acronyme de syndrome génito-urinaire de la ménopause. C’est un terme qui recoupe un ensemble de symptômes qui touchent la sphère intime et vous affectent au quotidien.
Il est essentiel de comprendre comment le SGUM se manifeste, non seulement pour mieux appréhender la gestion de vos symptômes mais aussi pour solliciter la bonne prise en charge. Le SGUM impacte votre confort, votre confiance, votre intimité, et parfois même, l’équilibre au sein du couple.
Selon une enquête menée par le professeur Claude Hock, 1 femme sur 5 rencontre des difficultés sexuelles à partir de 40 ans. Elles sont près de 60 % à ne pas savoir à qui en parler et à ne pas oser aborder le sujet avec leur partenaire. [1]
Si vous êtes concernée, sachez qu’il existe des solutions concrètes, hormonales et non hormonales pour retrouver le confort que vous méritez. On vous explique tout ce qu’il faut savoir sur le SGUM et comment en venir à bout.

Le syndrome génito-urinaire de la ménopause est la conséquence directe de l’hypo-œstrogènie (carence en œstrogène) qui se manifeste dès la préménopause. Il s’accompagne de symptômes chroniques, qui apparaissent progressivement et ne sont pas réversibles sans une prise en charge adaptée.
Trois grands types de manifestations sont souvent intriqués :
Le syndrome génito-urinaire de la ménopause est très fréquent. Une femme ménopausée sur deux serait concernée, mais ce chiffre reste encore sous-estimé tant le sujet est tabou. [2] Moins de 10 % des femmes souffrant du SGUM sont traitées : raison de plus pour être attentive aux manifestations de votre corps et solliciter un accompagnement dès l’apparition des premiers inconforts. [3]
En détail, voici les symptômes du SGUM :
Le SGUM impacte votre confort au quotidien. De nombreuses femmes rapportent une sensation de sécheresse permanente, même hors des rapports sexuels. Cela provoque une gêne lors de la marche, du sport ou si vous portez des vêtements serrés. Les frottements prolongés peuvent déclencher des brûlures de la vulve, particulièrement désagréables.
Ces douleurs quotidiennes ont bien sûr un retentissement psychologique :
Les symptômes quotidiens du SGUM sont si fréquents qu’ils sont souvent banalisés. Le silence pèse sur les troubles intimes des femmes ménopausées. Résultat : elles n’osent pas parler de leurs inconforts à un.e professionnel.le de santé ou même à un proche.
Si vous souffrez du SGUM, vous savez que cela affecte aussi vos rapports sexuels. Certaines femmes ne peuvent plus avoir de rapport pénétratif sans lubrification. Elles développent une telle anxiété à l’idée d’avoir des rapports sexuels qu’elles ont tendance à les éviter.
Ce comportement est souvent mal perçu ou mal interprété par le partenaire. Les rapports moins fréquents s’accompagnent souvent d’une baisse réactionnelle du désir, donc de la libido.
Le SGUM peut donc aussi avoir des conséquences sur :
Selon une étude menée par Kantar pour la Fondation des Femmes, 63 % des femmes considèrent que la libido et la sexualité sont encore très tabous, même au sein d’un cabinet médical. [4] La grande majorité des femmes ménopausées n’en parlent donc pas spontanément à un.e professionnel.le de santé, alors même que des solutions concrètes existent pour les aider à retrouver une intimité épanouissante.
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Autre volet important du SGUM : les troubles urinaires. Le symptôme le plus incommodant et le plus fréquemment rapporté est l’incontinence, liée à une baisse de l'élasticité des tissus, une diminution de la vascularisation et un affaiblissement du plancher pelvien (périnée).
En ménopause, vous êtes aussi plus exposée au risque d’infections urinaires. Le pH vaginal augmente et les cellules protectrices (lactobacilles) diminuent.
Les fuites urinaires ont des conséquences directes sur la vie sociale des femmes concernées : limitation des déplacements, anxiété d’anticipation, restriction des activités sportives… Si vous ne prenez pas en charge le SGUM, vous perdez progressivement en spontanéité et en autonomie. Encore une fois, on ne peut pas négliger les retentissements psychologiques de cette réalité.
“Tout a commencé par des brûlures au niveau du vagin et des lèvres vaginales ainsi que le besoin fréquent d’aller uriner la nuit (on parle de nycturie). Comme ça ne passait pas, je suis allée voir la gynéco qui pensait que j’avais une mycose et m’a mise sous antibiotique [...] Ensuite, pendant un an et demi, j’ai enchaîné les infections urinaires et mycoses : je fais des ECBU et je faisais des streptocoques B. Je voyais mon médecin, je prenais un antibio, ça allait mieux pendant deux jours et ça recommençait.
En parallèle, je continuais à me lever toutes les nuits en 8 et 15 fois pour aller aux toilettes (sachant que je me couchais à 1h et me levais à 7h). Une fois, même 18 fois. Et j’urinais vraiment, ce n’était pas 3 gouttes. Mon médecin trouvait que ce n’était pas normal et m’a envoyé voir un urologue.” Témoignage anonyme sur le SGUM [5]
La bonne nouvelle, c’est que le SGUM n’est ni une fatalité ni une conséquence « normale » avec laquelle vous devez apprendre à vivre. Il existe aujourd’hui des solutions efficaces, hormonales et non hormonales, qui permettent d’améliorer durablement les symptômes et de retrouver du confort intime. La prise en charge repose toujours sur une approche personnalisée, adaptée à l’intensité de vos troubles, à votre âge, à vos antécédents médicaux et à vos attentes.
Le traitement hormonal de la ménopause (THM) associe un œstrogène, parfois combiné à un progestatif selon que vous avez encore un utérus ou non. Il agit de façon globale sur plusieurs manifestations de la ménopause : les symptômes climatériques (bouffées de chaleur, troubles du sommeil), la santé osseuse, la santé cardiovasculaire, et dans une certaine mesure sur le SGUM. [6]
En France, le THM reste encore peu prescrit, puisqu’environ 6 % des femmes ménopausées y ont recours, alors qu’il peut apporter un réel bénéfice lorsqu’il est bien indiqué. Sa mise en place nécessite toujours une évaluation individuelle et une information claire sur le rapport bénéfices/risques, afin de prendre une décision éclairée avec votre professionnel.le de santé.
En revanche, lorsqu’il s’agit spécifiquement du SGUM, le traitement de référence reste l’utilisation d’œstrogènes locaux.
Les œstrogènes locaux constituent le traitement de première intention dans les formes modérées à sévères de SGUM. [7] Ils sont disponibles sous différentes formes (crèmes vaginales, ovules ou anneaux vaginaux) et contiennent le plus souvent de l’estradiol ou de l’estriol. Leur action est rapide et ciblée sur les muqueuses vaginales et urinaires, avec un passage très faible dans la circulation générale. Ils ne provoquent pas de dépassement des taux hormonaux physiologiques de la post-ménopause.
Les contre-indications sont rares. En dehors de saignements génitaux inexpliqués, qui nécessitent un bilan avant toute prescription, la majorité des situations peuvent être discutées au cas par cas, y compris chez les femmes ayant des antécédents de cancer du sein, en concertation avec un.e spécialiste.
Les traitements non hormonaux ont toute leur place dans la prise en charge du SGUM, en première intention lorsque les symptômes sont légers, ou en complément d’un traitement hormonal local.
Les hydratants vaginaux sont utilisés de manière régulière, indépendamment des rapports sexuels. Leur objectif est de restaurer l’hydratation des muqueuses, de contribuer à rééquilibrer le pH vaginal et de mimer, autant que possible, les sécrétions physiologiques. Ils sont souvent formulés à base d’acide hyaluronique. Il est recommandé de privilégier des produits aqueux, avec une osmolarité inférieure à 380 mOsm/kg, afin de respecter la muqueuse vaginale.
D’autres approches peuvent être proposées en fonction des besoins. L’utilisation de sex-toys ou de dilatateurs vaginaux permet de stimuler les tissus, de maintenir l’élasticité vaginale et de limiter l’atrophie.
La rééducation périnéale, réalisée par une sage-femme ou un.e kinésithérapeute spécialisé.e, améliore le tonus du périnée, le confort urinaire et l’indice de santé vaginale.
Dans certains cas, lorsque les traitements classiques sont inefficaces, le laser vaginal (CO₂ ou YAG) peut être proposé. Son efficacité reste toutefois discutée, il n’est pas remboursé et son coût est élevé, ce qui nécessite une information claire avant d’envisager cette option.
Au-delà des traitements, certains ajustements du quotidien peuvent contribuer à soulager les symptômes du SGUM et à prévenir leur aggravation.
Enfin, une prise en charge précoce dès l’apparition des premiers symptômes est essentielle pour éviter l’installation de troubles chroniques.

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La première étape est de ne pas banaliser la douleur, la sécheresse ou l’inconfort. Ces symptômes méritent d’être pris au sérieux. En parler, que ce soit à votre partenaire ou à un.e professionnel.le de santé formé.e à la ménopause, permet souvent de sortir de l’isolement et d’avancer vers des solutions adaptées.
Nous vous invitons aussi à adapter les pratiques sexuelles en prenant davantage de temps pour l’excitation, en explorant des stimulations non pénétratives et en utilisant systématiquement un lubrifiant.
Vous avez désormais toutes les clés pour prendre en charge votre syndrome génito-urinaire de la ménopause. Si vous en ressentez le besoin, n'hésitez pas à convenir d’un rendez-vous avec un.e sexologue, en plus de votre suivi médical. Votre équipe pluridisciplinaire formée à la ménopause vous attend sur l’app Omena !
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Coline Levin
Rédactrice spécialisée en santé de la femme
Sources
[1] Le syndrome génito-urinaire de la ménopause : quelles conséquences pour la vie sexuelle ? Professeur Claude Hocke, Université de Bordeaux
[2] Syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM). RPC les femmes ménopausées du CNGOF et du GEMVi, C. Hocké, M. Diaz, V. Bernard, S. Frantz, M. Lambert, C. Mathieu, M. Grellety-Cherbero
[3] Bénéfices et risques du THM Focus Traitement du SGUM, N Chabbert-Buffet* D Hill, 2022
[4] Regard des Français sur l’avancée en âge et la ménopause en 2023, Kantar pour la Fondation des Femmes
[5] Témoignage de ménopause : je n’ai pas dormi pendant 18 mois à cause du SGUM, Lamenopause.fr, 2020
[6] Traitements hormonaux de la ménopause, Haute Autorité de Santé, 2014
[7] Traitements physiques de l’atrophie vulvovaginale. RPC Les femmes ménopausées du CNGOF et du GEMVi, E. Maris, J. Salerno, B. Hédon, P. Mares

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