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Comment la ménopause affecte-t-elle la sexualité ? Rappels sur le SGUM
Nos conseils pour retrouver une sexualité épanouie en ménopause
Lorsque la ménopause s’installe, elle s’accompagne de nombreux symptômes physiques et psychiques. Cela vient affecter votre confort de vie, votre mobilité au quotidien mais aussi, souvent, votre couple et votre intimité.
Parmi les difficultés sexuelles les plus couramment observées pendant la ménopause, on retrouve la dysorgasmie (difficulté à avoir un orgasme), la dyspareunie (douleurs pendant les rapports), la sécheresse vaginale et la perte de libido ou d’intérêt pour les rapports.
Pour 60 % des Français, les troubles liés à la sexualité sont encore très tabous, davantage que la ménopause ou la santé mentale. 30 % des femmes déclarent d’ailleurs ne pas savoir à qui parler des symptômes du SGUM, le syndrome génito-urinaire de la ménopause. [1]
Chez Omena, nous pensons qu’il est essentiel de comprendre ce qui se joue dans votre corps au moment de la ménopause. Cela permet de faire les bons choix pour votre santé et de ne pas laisser cette transition hormonale affecter votre équilibre intime.

Le SGUM ou syndrome génito-urinaire de la ménopause désigne tous les symptômes intimes et gynécologiques liés à la carence hormonale induite par la ménopause. La chute des niveaux d’œstrogène et de progestérone s’accompagne d’un ensemble de manifestations sur la zone intime, et notamment d’une atrophie vaginale.
Les cellules du vagin sont moins irriguées, le processus naturel de régénération cellulaire est ralenti par la chute hormonale. Résultat : un vagin plus sec voire irrité avec un processus de lubrification altéré. Cette réalité concerne au moins une femme sur deux, et cette donnée serait encore sous-estimée. [2]
Concrètement, le syndrome génito-urinaire de la ménopause se traduit par :
Ces symptômes ont des conséquences sur la libido. Les femmes concernées sont moins épanouies pendant les rapports et alimentent une anxiété liée à leur intimité. Elles diminuent la fréquence de leurs moments intimes et n’entretiennent pas le désir pour leur partenaire, qui interprète souvent mal cette distance.
La sécheresse vaginale est une conséquence directe de l’atrophie vaginale en ménopause. C’est le symptôme le plus handicapant pour les femmes concernées.
On observe en effet que les dysfonctions sexuelles augmentent avec l’âge : 22 % entre 40 et 44 ans et jusqu’à 66 % entre 60 et 64 ans. [3]
Cette réalité est souvent mal comprise par les femmes elles-mêmes et par leur partenaire. Les rapports moins fréquents ne sont pas liés à une baisse d’intérêt pour l’autre, mais à un bouleversement profond du système hormonal. Pour au moins 1 femme sur 2, la ménopause impacte négativement la vie sexuelle.
Elles ne réagissent pas toutes de la même façon : certaines s’isolent, d’autres culpabilisent, d’autres vont même jusqu’à rompre pour s’épargner toute forme de pression.
Vous n’êtes pas obligée d’en arriver là. Il existe des solutions médicamenteuses et des astuces pour adapter votre hygiène de vie et soulager les douleurs intimes. Quel que soit votre âge, vous méritez une sexualité épanouie.
Les autres symptômes de la ménopause affectent aussi votre sexualité.
Par exemple, les changements métaboliques s’accompagnent d’une fonte de la masse musculaire et, souvent, d’une prise de poids localisée au niveau de la sangle abdominale. De nombreuses femmes vivent mal ce symptôme, se sentent coupables, ne reconnaissent pas leur corps.
Pour 46 % d’entre elles, les changements associés à la ménopause viennent avec un sentiment de dépréciation, l’impression d’être “inutile” et que “la vie est derrière soi”. Elles ne se sentent ni valorisées en société, ni au sein de leur couple (étude Kantar pour la Fondation des femmes).
Autre constat : 50 % des femmes ménopausées ont peur de vieillir.
L’avancée en âge est en effet souvent associée à une perte de dynamisme, de mobilité et d’autonomie. Un sentiment renforcé en ménopause lorsque les fragilités musculo-squelettiques se manifestent.
Le corps n’est alors plus perçu comme un objet de désir et de sexualité… alors qu’il est encore capable de jouir et de vous procurer du plaisir !
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Le traitement hormonal de la ménopause (THM) reste aujourd’hui la solution de première intention pour soulager les symptômes du syndrome génito-urinaire de la ménopause. En compensant la carence en œstrogènes, il permet de mieux vasculariser la zone intime, d’améliorer l’hydratation du vagin et de soulager à la fois la sécheresse, les douleurs pendant les rapports et certains troubles urinaires.
La règle est toujours la même : utiliser la plus petite dose efficace, notamment pour contrôler les bouffées de chaleur, tout en améliorant le confort intime. Votre médecin ou gynécologue est votre meilleur allié pour ajuster le traitement. [4]
Lorsque le THM n’est pas indiqué ou pas encore prescrit, notamment en périménopause, des traitements locaux à base d’hormones (ovules ou crèmes vaginales) peuvent être proposés. Ils agissent directement sur la muqueuse vaginale et apportent un soulagement ciblé.
Il existe aussi des alternatives non hormonales, comme certains compléments alimentaires. Ils ne remplacent pas un traitement hormonal lorsque les symptômes sont marqués, mais peuvent soutenir l’organisme, notamment en évitant les carences en micronutriments et minéraux fréquentes à cette période. Ils sont surtout utiles dès les premiers symptômes.
Pour retrouver du confort pendant les rapports, il est souvent nécessaire de s’autoriser des aides “pratiques”, sans culpabilité.
Ces solutions d’appoint permettent de réduire les douleurs, de retrouver des rapports plus confortables et, surtout, de redonner de la spontanéité à l’intimité, souvent mise à mal par la peur d’avoir mal.

Nous avons réuni pour vous les experts français les plus reconnus sur les sujets essentiels.
Une hygiène de vie adaptée à la ménopause joue un rôle clé dans la sexualité.
Enfin, une hydratation suffisante (entre 1,5 et 2 litres d’eau par jour) aide à limiter la rétention d’eau, soutient la qualité de la peau et participe aussi à lutter contre la sécheresse cutanée et vaginale.
Retrouver une sexualité épanouie passe aussi par la communication. Parler ouvertement avec votre partenaire est essentiel. La sexualité ne doit jamais devenir une contrainte ou une source de souffrance. Exprimer vos ressentis, vos peurs, vos besoins permet souvent d’apaiser les tensions et de réinventer l’intimité à deux.
Un accompagnement professionnel peut également être précieux. Consulter un.e sexologue, seule ou en couple, offre un espace pour mettre des mots sur ce que vous traversez, comprendre les attentes de chacun et explorer de nouvelles façons de vivre votre sexualité.
Un professionnel de la santé mentale peut aussi vous aider à travailler votre rapport au corps, à l’âge et aux transformations liées à la ménopause, dans un cadre bienveillant et sans jugement.
La ménopause est une transition, pas une fin. Avec les bons outils et le bon accompagnement, il est tout à fait possible de retrouver une sexualité sereine, confortable et épanouissante.
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Coline Levin
Rédactrice spécialisée en santé de la femme
Sources
[1] Regard des Français sur l’avancée en âge et la ménopause en 2023, Fondation des femmes et Kantar
[2] Syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM). RPC les femmes ménopausées du CNGOF et du GEMVi, C. Hocké, M. Diaz, V. Bernard, S. Frantz, M. Lambert, C. Mathieu, M. Grellety-Cherbero
[3] Menopause and sexuality: prevalence of symptoms and impact on quality of life, Rossella E Nappi 1, Michèle Lachowsky
[4] Traitement hormonaux de la ménopause, Haute Autorité de santé, 2014

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