Sommaire
Bilan hormonal : comment savoir si vous êtes ménopausée ?
Bilan hormonal ménopause : apprendre à le décoder
La ménopause est diagnostiquée en moyenne à 51 ans dans la plupart des pays occidentaux (Inserm). [1] Cette transition hormonale s’installe avec son lot de symptômes, plus ou moins incommodants : bouffées de chaleur, sécheresse intime, fatigue chronique…
La plupart des femmes ne savent pas à qui en parler ni comment leurs symptômes peuvent être pris en charge. On vous le dit souvent chez Omena : les inconforts liés à la ménopause ne sont pas une fatalité. La première étape pour en venir à bout, c’est bien de les comprendre et d’apprendre à les détecter.
Votre équipe médicale vous aide à mettre en place un protocole de soin sur-mesure et adapté à votre situation spécifique. Pour cela, elle s’appuie notamment sur les résultats de votre bilan hormonal, un examen tout indiqué en ménopause.
On vous explique pourquoi réaliser un bilan hormonal et comment interpréter les résultats.

Le bilan hormonal en ménopause n’est pas systématique mais il est largement recommandé. Il permet de faire un point sur votre état de santé global.
1.Diagnostiquer la ménopause
La ménopause n’est, certes, pas une maladie mais elle nécessite tout de même un diagnostic. En général, on dit que vous êtes officiellement ménopausée lorsque vous n’avez pas eu vos règles pendant 12 mois consécutifs (hors hystérectomie ou pathologie gynécologique particulière).
Le bilan hormonal réalisé par prise de sang permet de confirmer que vous êtes bien ménopausée, ou encore en préménopause. Il mesure non seulement les taux d’hormones sexuelles (LH, FSH, oestradiol et progestérone), mais aussi votre glycémie, votre cholestérol et d’autres indicateurs clés.
2.Repérer une éventuelle pathologie
Ces fameux indicateurs mentionnés précédemment (glycémie, cholestérol, triglycérides) permettent de détecter une éventuelle pathologie ou de prévenir les risques de complications.
En effet, pendant la ménopause, la carence hormonale en œstrogènes et progestérone vous expose au risque de maladies cardiovasculaires, d'hypertension et de cancer de la thyroïde.
Les résultats du bilan hormonal permettent aussi de vous prescrire le bon traitement pour pallier les symptômes de la ménopause. Le THM (traitement hormonal de ménopause) est souvent prescrit en première intention. Composé d’hormones de synthèse, il est à ce jour le seul recours à permettre une prise en charge globale des symptômes de (pré)ménopause.
La Haute Autorité de Santé a statué au début des années 2000 sur les méthodes de prescription de ce traitement. [2] Votre professionnel.le de santé doit toujours vous prescrire la dose minimale efficace, c’est-à-dire celle qui vous permet de conserver votre autonomie et votre confort de vie, mais qui vous protège aussi des risques de maladies cardiovasculaires et de l’ostéoporose.
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Vous le savez, dès la préménopause, votre taux d’hormones sexuelles diminue. Le bilan hormonal permet non seulement de faire un point sur votre taux de LH, de FSH, oestradiol (œstrogène) et de progestérone, mais aussi de mesurer d’autres indicateurs, pour faire un point sur votre santé globale.
Voyons comment interpréter ses résultats à la loupe.
La FSH (hormone folliculo-stimulante) est une hormone clé pour comprendre ce qui se joue pendant la préménopause et la ménopause. Produite par l’hypophyse, une glande située dans le cerveau, elle pilote le fonctionnement des ovaires et stimule la maturation des ovocytes tout au long du cycle menstruel.
En période de préménopause, le fonctionnement ovarien devient plus irrégulier. Certains cycles sont anovulatoires (sans ovulation), d’autres très espacés ou imprévisibles. Les ovaires répondent moins bien aux signaux hormonaux. Pour compenser, le cerveau augmente la production de FSH afin de tenter de maintenir un fonctionnement “normal”.
Contrairement aux œstrogènes, la FSH ne chute donc pas avec la ménopause : elle augmente progressivement. [3]
Notez qu’un dosage isolé n’est jamais suffisant : c’est l’évolution dans le temps, associée aux symptômes, qui permet une interprétation fiable.
La LH (hormone lutéinisante) joue un rôle central dans le cycle menstruel. C’est elle qui déclenche l’ovulation en provoquant la libération de l’ovocyte mature. Comme la FSH, elle est produite par l’hypophyse et agit tout au long du cycle sur les ovaires.
En préménopause, lorsque les ovaires deviennent moins sensibles, le cerveau augmente également la production de LH pour tenter de stimuler leur activité. Les taux deviennent alors plus fluctuants et parfois élevés en dehors de toute ovulation réelle.
Là encore, l’interprétation se fait toujours en lien avec les autres hormones et le contexte clinique.
La LH (hormone lutéinisante) joue un rôle central dans le cycle menstruel. C’est elle qui déclenche l’ovulation en provoquant la libération de l’ovocyte mature. Comme la FSH, elle est produite par l’hypophyse et agit tout au long du cycle sur les ovaires.
En préménopause, lorsque les ovaires deviennent moins sensibles, le cerveau augmente également la production de LH pour tenter de stimuler leur activité. Les taux deviennent alors plus fluctuants et parfois élevés en dehors de toute ovulation réelle.
Là encore, l’interprétation se fait toujours en lien avec les autres hormones et le contexte clinique.
L’oestradiol est le principal œstrogène produit par les ovaires. C’est une hormone essentielle, impliquée dans de nombreux mécanismes : régulation du cycle, santé osseuse, cardiovasculaire, cérébrale, mais aussi qualité de la peau et des muqueuses.
Pendant la ménopause, la chute de l’oestradiol est responsable de nombreux symptômes dits “climatériques”, comme les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, la sécheresse cutanée et intime ou encore certaines variations de l’humeur.
L’oestradiol est principalement sécrété pendant la première partie du cycle, autour de l’ovulation.
Cette baisse explique en grande partie les inconforts ressentis pendant la transition ménopausique.
La progestérone est produite après l’ovulation par le corps jaune. Elle intervient dans la seconde moitié du cycle menstruel et prépare l’utérus à une éventuelle grossesse. En l’absence de fécondation, son taux chute, ce qui déclenche les règles.
En préménopause, les cycles deviennent souvent anovulatoires. La production de progestérone diminue donc plus tôt et plus brutalement que celle des œstrogènes. Cette carence peut avoir des répercussions sur la qualité du sommeil, l’humeur, la santé mentale, mais aussi sur la peau et les cheveux. C’est notamment cette hormone qui est impliquée dans le syndrome prémenstruel.
L’AMH (hormone anti-müllérienne) est un marqueur de la réserve ovarienne. Elle permet d’évaluer le nombre d’ovocytes encore présents dans les ovaires. Contrairement aux autres hormones, son taux est relativement stable au cours du cycle et peut être mesuré à tout âge.
Le dosage de l’AMH est surtout utile dans des situations particulières, notamment en cas de suspicion de ménopause précoce ou d’insuffisance ovarienne prématurée, c’est-à-dire lorsque la ménopause survient avant 40 ans. [5]
Dans ces situations, le taux d’AMH est généralement très bas, inférieur ou égal à 0,5 ng/ml. Ce dosage permet d’orienter le diagnostic et d’adapter la prise en charge médicale.
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En pratique, le diagnostic de la ménopause repose sur un faisceau d’indices. Les professionnels de santé s’appuient principalement sur le taux de FSH et d’oestradiol, mais aussi sur vos symptômes et votre histoire personnelle.
Il est important de savoir que le bilan hormonal n’est pas systématiquement recommandé en préménopause. À ce stade, l’observation des symptômes et de l’évolution des cycles est souvent plus pertinente, car les taux hormonaux peuvent varier fortement d’un cycle à l’autre.
Plusieurs éléments sont à garder en tête lors de l’interprétation des résultats :
Si vous prenez une contraception hormonale, celle-ci peut également fausser les dosages. Il est généralement conseillé de réaliser un bilan hormonal environ trois mois après l’arrêt du traitement. [6]
Dans tous les cas, l’accompagnement par un.e professionnel.le de santé formé à la ménopause est essentiel pour une interprétation fiable et personnalisée

Le bilan hormonal est un outil précieux pour mieux comprendre votre transition ménopausique, poser un diagnostic et mettre en place une prise en charge adaptée. Il ne se lit jamais isolément, mais toujours en lien avec vos symptômes, votre âge, votre parcours de santé et votre ressenti.
Chez Omena, nous le rappelons souvent : comprendre ce qui se passe dans votre corps, c’est déjà reprendre du pouvoir sur votre santé. Bien entourée et bien informée, la ménopause peut devenir une étape plus sereine, mieux accompagnée et surtout, beaucoup moins subie.
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Coline Levin
Rédactrice spécialisée en santé de la femme
Sources
[1] Dossier ménopause, Inserm, 2023
[2] Traitements hormonaux de la ménopause, Haute Autorité de Santé, 2014
[3] Diagnosing Menopause, Australian Menopause Society
[4] Normes humaines (chez l'adulte sauf précision) des taux de quelques hormones impliquées dans la fonction de reproduction, ENS Lyon
[5] Incidence of premature ovarian failure, C B Coulam, S C Adamson, J F Annegers, 1986
[6] Ménopause : définition, âge, diagnostic, Genesis

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