Tomber enceinte en préménopause, c’est possible ?

La préménopause est une période particulière, marquée par la chute progressive des hormones sexuelles : œstrogènes et progestérone. Cette transition hormonale s’accompagne d’un ensemble de symptômes bien connus. Parmi eux : les fameuses bouffées de chaleur, un brouillard mental, une sécheresse cutanée et bien sûr, un dérèglement important du cycle menstruel. 

La préménopause peut commencer tôt, dès la fin de la trentaine et dure en moyenne entre 4 et 7 ans. Cette phase peut donc être très longue et difficile à appréhender car votre corps est soumis au rythme de vos hormones. [1]

Si vous aviez l’habitude de suivre votre cycle (avec la symptothermie par exemple) pour anticiper vos règles, votre syndrome prémenstruel ou votre fenêtre de fertilité, la périménopause complique un peu la tâche. Mais rassurez-vous : rien d’impossible ! 

Contrairement aux idées reçues, vous pouvez tout à fait tomber enceinte en préménopause. On vous aide à mieux comprendre votre corps et votre cycle.

Sommaire

Quelle est la probabilité d’une grossesse en préménopause ?

Comment savoir si vous êtes enceinte en préménopause ?

Comprendre son cycle menstruel en préménopause

Rappel sur la préménopause et le diagnostic de ménopause 


Difficile de savoir exactement quand va commencer votre préménopause. Chez certaines femmes, elle se manifeste dès la fin de la trentaine. Pour d’autres, les premiers signes apparaissent entre 45 et 55 ans. 


On rappelle que la ménopause est diagnostiquée en moyenne à 51 ans en France. Plusieurs éléments permettent d’assurer que la préménopause est terminée et que vous êtes officiellement ménopausée : 

  • Vous n’avez pas eu vos règles pendant 12 mois consécutifs. Cela signifie que votre cycle menstruel est à l’arrêt et que vous n’ovulez plus. Vous n’êtes donc plus fertile. Attention toutefois, si vous avez subi une hystérectomie (retrait total ou partiel de l’utérus) ou si vous souffrez d’une pathologie gynécologique (SOPK ou endométriose par exemple), les critères diagnostiques peuvent être différents. 
  • Un bilan hormonal peut être réalisé pour mesurer plus précisément les taux de vos hormones sexuelles (LH, FSH, oestradiol, progestérone, éventuellement AMH). 


L’âge de préménopause et les symptômes dépendent de facteurs génétiques mais aussi de votre hygiène de vie, notamment de votre alimentation, de votre consommation de tabac et d’alcool

L’ovulation et les cycles menstruels en préménopause 

Votre taux d’œstrogène et de progestérone ne chute pas du jour au lendemain. C’est un processus lent qui dure plusieurs années, parfois jusqu’à 10 ans. On peut distinguer 2 phases, plus ou moins distinctes selon les femmes. 

Phase 1 : Chute de progestérone 

La progestérone est une hormone clé, sécrétée surtout dans la deuxième partie du cycle menstruel. Elle est produite par le corps jaune (contenant de l’ovocyte), juste après l’ovulation. 

Son rôle est de préparer votre corps à une éventuelle grossesse : elle travaille à la formation du bouchon muqueux et à l’épaississement de l’endomètre, entre autres. 

Lorsque son taux commence à diminuer, les cycles menstruels sont plus courts. Vous êtes en quelque sorte “privée” de la seconde moitié de votre cycle menstruel. Comme la quantité de progestérone n’est pas suffisante, l’endomètre n’est pas entretenu et se détache plus rapidement de la paroi utérine, ce qui déclenche vos menstruations. Elles sont parfois particulièrement abondantes ou douloureuses. 

Vous l’aurez compris, les conditions ne sont pas optimales pour accueillir un éventuel embryon et permettre un bon développement. La diminution du taux de progestérone s’accompagne également de certains symptômes propres à la périménopause comme de l’anxiété et d’un syndrome prémenstruel plus marqué

Phase 2 : chute d’œstrogènes 

Dans un second temps, c’est au tour des œstrogènes de diminuer. En temps normal, cette hormone est produite par les follicules ovariens. À partir de 35 ans, votre réserve de follicules diminue un peu chaque année et avec elle, votre production d’œstrogènes. 

Après s’être raccourcis, les cycles menstruels commencent donc à se rallonger. Pourquoi ? Les follicules sont moins nombreux et de moins bonne qualité, ils peinent à se développer pour produire un ovocyte. L’ovulation se fait donc de plus en plus rare (mais pas totalement absente). Certains cycles peuvent même être anovulatoires. 

Si vous réalisez un bilan hormonal dans cette période, vous pourrez observer un taux de FSH élevé. Votre hypophyse (glande du cerveau) tente de compenser la carence oestrogénique en produisant plus de FSH. 

Lorsque l’ovulation s’arrête définitivement, vous êtes ménopausée.

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Est-il possible de tomber enceinte en préménopause ?

La réponse est claire : oui, une grossesse est possible tant que l’ovulation n’est pas totalement arrêtée. En préménopause, même si les cycles deviennent irréguliers et que l’ovulation est moins fréquente, elle peut encore survenir de manière ponctuelle. [3]

Avec l’âge, et notamment après 35 ans, l’ovulation devient moins régulière et les ovocytes disponibles sont en moyenne de moins bonne qualité. Cela rend la conception plus difficile, mais pas impossible. Tant qu’il y a ovulation, il existe une fenêtre de fertilité, même si elle est plus imprévisible.

Si vous souhaitez concevoir un enfant pendant cette période, le suivi du cycle peut devenir plus complexe. Les règles ne sont plus un indicateur fiable à elles seules. Il est alors utile de rester attentive aux signaux du corps, notamment grâce à la symptothermie (observation de la glaire cervicale, de la position du col de l’utérus et de la température basale). Ces indicateurs permettent parfois de repérer une ovulation, même irrégulière.

À l’inverse, si vous ne souhaitez pas de grossesse, il est important de ne pas relâcher la contraception sous prétexte que la préménopause aurait “fait le travail”. Une contraception adaptée, choisie avec un·e professionnel·le de santé, reste indispensable jusqu’à la confirmation de la ménopause.

Quelle est la probabilité d’une grossesse en préménopause ?

Si une grossesse reste possible, les probabilités diminuent nettement avec l’âge. Les données montrent qu’à partir de la fin de la trentaine, la fertilité baisse progressivement, principalement en raison de la diminution du nombre et de la qualité des ovocytes.

À titre indicatif, la probabilité cumulée de grossesse est inférieure à 50 % à partir de 39 ans. Elle est estimée à environ 47 % à 40 ans, puis à 36 % à 42 ans. Ces chiffres ne signifient pas qu’une grossesse est impossible, mais qu’elle devient plus difficile à obtenir spontanément. [4]

Au-delà de la conception, aller au bout d’une grossesse peut également être plus complexe. Le risque de fausse couche augmente avec l’âge, en lien notamment avec les anomalies chromosomiques des ovocytes et la baisse hormonale.

Face à ces réalités, certains couples choisissent d’anticiper en ayant recours à des parcours de procréation médicalement assistée (PMA). D’autres optent pour la congélation d’ovocytes lorsqu’elle est possible, afin de préserver des ovocytes de meilleure qualité pour un projet parental ultérieur. Ces choix sont profondément personnels et méritent un accompagnement médical et psychologique adapté.

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Comment savoir si vous êtes enceinte en préménopause ?

En préménopause, il peut être difficile de reconnaître une grossesse, car les symptômes de début de grossesse ressemblent beaucoup à ceux de la préménopause. Retard ou absence de règles, fatigue intense, nausées, seins sensibles, bouffées de chaleur ou troubles de l’humeur peuvent prêter à confusion.

En cas de doute, le réflexe reste le même, quel que soit l’âge : réaliser un test de grossesse urinaire, disponible sans ordonnance en pharmacie. En cas de résultat positif (ou de doute persistant), une prise de sang permet de doser la bêta-HCG, l’hormone produite par l’embryon puis par le placenta.

Un suivi médical rapide est important afin de confirmer la grossesse, vérifier que l’embryon est correctement implanté et mettre en place un accompagnement adapté. Une échographie précoce peut également être proposée pour sécuriser le début de grossesse.


Que faire si vous tombez enceinte en préménopause ? 


Une grossesse après 40 ans n’est pas une anomalie, mais elle nécessite une surveillance médicale plus étroite. Les professionnels de santé sont particulièrement attentifs à certains risques, comme les grossesses arrêtées, plus fréquentes avec l’âge, ou certaines complications liées à la qualité des ovocytes et à l’environnement hormonal.

Le risque de pathologies intra-utérines, de diabète gestationnel, d’hypertension ou de prématurité est également plus élevé. Cela ne signifie pas que ces complications vont survenir, mais qu’elles doivent être anticipées et surveillées. [5]

Entourez-vous d’une équipe de confiance pour vivre cette grossesse avec plus de sérénité. Chaque situation est unique, et il n’existe pas de “bonne” ou de “mauvaise” manière de traverser une grossesse en préménopause. L’essentiel est de pouvoir faire des choix éclairés, en accord avec votre corps, vos envies et votre réalité de vie.

Chez Omena, nous le rappelons souvent : comprendre ce qui se joue dans cette période charnière permet de reprendre confiance et de ne pas rester seule face aux questions que soulève la préménopause, qu’il s’agisse de fertilité… ou de tout le reste.

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Coline Levin

Rédactrice spécialisée en santé de la femme

Sources

[1] La ménopause, à quoi m’attendre ? Dr. Hauschka

[2] Ménopause Par JoAnn V. Pinkerton, MD, University of Virginia Health System

[3] Périménopause : l’essentiel pour comprendre et apaiser les changements hormonaux à l’oeuvre, Émancipées, 2025

[4] Having a Baby After Age 35: How Aging Affects Fertility and Pregnancy, American College of Obstetricians & Gynecologists

[5] American College of Obstetricians & Gynecologists

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