Sommaire
> Comment se passe le diagnostic de la ménopause ?
> Pourquoi diagnostiquer la ménopause chez la femme jeune ?
> Les façons de diagnostiquer la ménopause après 45 ans
> Questions fréquentes sur la prise de sang pour ménopause
Le diagnostic de la ménopause est une question souvent posée par les femmes à leur généraliste ou à leur gynécologue : comment savoir si je suis bien ménopausée ?
Dans cet article, on vous explique pourquoi et comment diagnostiquer la ménopause chez les femmes, lorsque c’est nécessaire.

La ménopause signifie l’arrêt du fonctionnement ovarien et du cycle menstruel. Les taux des hormones féminines (œstrogènes et progestérone) tombent à zéro. Leur production est stoppée. Le taux de FSH (autre hormone sexuelle) quant à lui, augmente au moment de la ménopause.
Si vous faites un test sanguin pour en savoir plus sur votre stade de ménopause, ce sont ces hormones qui seront dosées.
La ménopause peut s’accompagner de symptômes comme :
Selon l’Inserm, 87 % des femmes souffrent d’au moins un symptôme de ménopause. [1]
Souvent, le diagnostic de la ménopause est fait par le médecin après 12 mois sans règles. Cependant chez certaines femmes, on ne peut pas procéder de cette façon. C’est notamment le cas des femmes ayant subi une hystérectomie (retrait partiel ou total de l’utérus) chez qui les ovaires fonctionnent encore.
Pour diverses raisons, il est utile pour les femmes de savoir si elles sont bien ménopausées ou pas, notamment pour savoir quand elles vont enfin ne plus avoir leurs règles, ou apprendre quand le risque de grossesse sans contraception sera nul.
Il est important pour certaines de savoir si elles vont finalement être débarrassées des règles abondantes et irrégulières caractéristiques de la périménopause.
Certains symptômes de préménopause disparaissent avec la ménopause. Ainsi pour certaines femmes la ménopause a des résultats positifs car elle signe la fin de symptômes gênants.
Par exemple, les migraines peuvent s’estomper avec la ménopause, les sautes d’humeur et l'irritabilité également, le syndrome prémenstruel et les règles hémorragiques caractéristiques du cycle menstruel de la périménopause. [2]
Certaines femmes veulent savoir si elles peuvent arrêter leur contraception car leur risque de tomber enceinte devient nul à la ménopause.
D’autres veulent prendre le traitement hormonal de la ménopause (THM), traitement souvent une combinaison d’œstrogènes et de progestérone de synthèse.
Ce traitement hormonal de ménopause est fait pour réduire les symptômes de ménopause, mais il n’est accessible qu’aux femmes ménopausées (par opposition aux femmes en préménopause). Elles ont donc besoin d’apprendre si elles sont déjà ménopausées ou non. [3]
En effet, donner un traitement hormonal à une femme pas encore ménopausée pourrait lui provoquer des symptômes de déséquilibres hormonaux, c’est-à-dire d’hyperoestrogénie.
Le corps reçoit alors trop d’œstrogènes (saignements abondants, ballonnements, douleurs aux seins…), car chez la femme périménopausée la production d’œstrogènes continue à se faire de façon cyclique.
Enfin, chez les femmes asymptomatiques, il est tout de même important de savoir si la femme est ménopausée pour surveiller son ostéoporose et son risque cardiovasculaire.
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Le diagnostic de la ménopause dépend de votre âge. Après 45 ans, il est clinique et non biologique, c’est-à-dire qu’il se fait selon des manifestations observables “de l’extérieur” par le médecin. Il n’est pas nécessaire de réaliser un examen comme un bilan sanguin pour identifier les doses d'hormones présentes dans le sang de la patiente.
Ainsi, la ménopause est diagnostiquée par le gynécologue si la patiente a plus de 45 ans et qu’elle n’a pas eu ses règles depuis 12 mois. La ménopause est définie par 12 mois d'arrêt des règles, tout simplement sans examen ni dosage sanguin particulier.
Si vous prenez la pilule, vous avez probablement des hémorragies de privation qui ne sont pas de “vraies règles”. Le gynécologue ne peut donc pas se baser sur ce critère pour déterminer si vous êtes ménopausée car quoiqu’il arrive, si vous continuez votre pilule vous aurez toujours ces “fausses règles” de manière régulière.
La seule façon de savoir si vous êtes ménopausée sous pilule est donc d’arrêter la pilule.
Cette décision se prend avec la patiente en évaluant son cas particulier et en faisant un bilan personnel :
Enfin, si vous avez subi une hystérectomie, c’est-à-dire une ablation totale ou partielle de l’utérus, vous n’avez plus vos règles alors que vos ovaires peuvent encore continuer de produire des œstrogènes. Vous produisez peut-être encore aussi de la progestérone.
L’identification de la ménopause ne peut donc pas se faire selon l’observation de 12 mois sans règles.
Toutefois, sans aller jusqu’à faire un examen des hormones, vous pouvez observer certains indices et certains changements : continuez-vous d’avoir les seins tendus ou l’humeur changeante au moment où vous devriez avoir vos règles ? Dans ces cas-là, vous n’êtes probablement pas ménopausée.
Si vous commencez à observer des symptômes de ménopause (bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, sécheresse vaginale, douleurs articulaires) et que le syndrome prémenstruel a depuis longtemps disparu, on peut présumer que vous êtes ménopausée.
Une question se pose : Si un test sanguin existe, pourquoi ne pas prescrire ce dosage aux femmes pour s’assurer qu’elles sont bien ménopausées ? Pourquoi me faire attendre 12 mois sans règles ?
En préménopause, cet examen ne permet pas de différencier la périménopause de la ménopause en mesurant les dosages d’hormones. En effet, en périménopause, le taux d’œstrogènes diminue et est cyclique, donc le test sanguin pourrait tomber à un moment où le taux est quasiment nul, mais il pourrait remonter par la suite et donc le bilan n’indiquerait rien en soi.
De même, les patientes bientôt ménopausées présentent un taux de FSH élevé (comme celui des patientes ménopausées) car leurs follicules ovariens ont besoin de cette stimulation importante pour provoquer une ovulation. Cet examen ne permet donc pas d’apporter de conclusion.
Oui, mais c’est très rare. La limite des 12 mois a été définie de façon statistique : dans l’immense majorité des cas, après 12 mois sans règles après 45 ans les femmes sont ménopausées.
Toutefois, il est possible que dans les deux à trois premières années de votre ménopause votre organisme connaisse des phases de reprise fonctionnelle ovarienne (les ovaires se remettent momentanément à fonctionner), avec la réapparition de règles.
Le diagnostic de l’insuffisance ovarienne précoce est important, tout d’abord pour exclure toute autre maladie qui pourrait causer les mêmes symptômes.
Il est aussi important d’être informée sur les conséquences de cette maladie sur la santé et la vie privée. Les femmes concernées par l’IOP peuvent difficilement concevoir.
Une ménopause jeune présente également d’autres risques pour la santé dont nous allons vous faire la présentation, c’est pourquoi il est important de faire le test en réalisant des dosages hormonaux :
Chez les femmes ménopausées avant 45 ans, le médecin devra redoubler de vigilance et leur proposer si besoin les traitements adéquats. Par exemple, les patientes IOP (pour Insuffisance Ovarienne Précoce) se font prescrire un THS (traitement hormonal substitutif), qui vient combler la carence prématurée en œstrogènes pour protéger les patientes des risques de santé mentionnés ci-dessus.
Retrouvez tous nos conseils pour soutenir les femmes atteintes d'IOP dans l'application Omena.
Pour diagnostiquer l’insuffisance ovarienne précoce, on se base sur des informations à la fois cliniques (6 mois sans règles) et biologiques (un bilan sanguin avec dosage d’hormones). Le médecin vous prescrit une prise de sang pour doser les taux hormonaux : taux d’oestradiol (la forme active de l’œstrogène), et taux de FSH (follicle stimulating hormone).
En termes de présentation, vous pouvez repérer les anomalies sur les résultats de votre bilan sanguin car elles sont représentées en gras.
Savoir si l’on est ménopausée n’est pas qu’une question de chiffres ou de prises de sang, c’est avant tout comprendre son corps et ses changements. Chaque femme peut vivre cette transition différemment, et il est normal de se poser des questions ou de demander un accompagnement. Avec les bons outils et un suivi adapté, on peut traverser cette période sereinement et en toute confiance.
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Olivier Chevallier
Gynécologue
Sources
[1] Dossier ménopause, Inserm, 2023
[2] Périménopause, Iliana C.Lega, Michelle Jacobson, Pubmed, 2025
[3] Réévaluation des spécialités indiquées dans le traitement hormonal de la ménopause (estradiol, estriol, tibolone, acétate de cyprotérone, dydrogestérone, lévonorgestrel, médrogestone, médroxyprogestérone, acétate de noréthistérone, progestérone), Haute Autorité de santé, 2025
[4] Ostéoporose, Inserm, 2023

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