Sommaire
Pourquoi recruter des collaboratrices expérimentées ?
Comment fidéliser vos talents séniors ?
Si les femmes sortent souvent mieux diplômées que les hommes des études supérieures, elles souffrent davantage de discriminations tout au long de leur carrière. [1]
Pourquoi ? Les projets familiaux marquent souvent un coup d’arrêt à leurs ambitions professionnelles, elles sont souvent mal accompagnées et mal valorisées par les entreprises et elles souffrent toujours d’un inébranlable plafond de verre.
Cette réalité professionnelle ne concerne pas seulement les jeunes mamans mais toutes les femmes, quel que soit leur âge, leurs compétences et leur place dans la hiérarchie d’une entreprise. Les collaboratrices de plus de 40 ans rapportent d’ailleurs souvent leurs difficultés à s’insérer sur le marché de l’emploi et à bénéficier des mêmes chances que leurs homologues masculins.
Souvent, les emplois pour lesquels elles sont qualifiées s’exercent dans des conditions qui ne respectent pas leurs impératifs de santé. Par exemple, la ménopause est absente des programmes d’accompagnement RH. Pourtant, cette transition hormonale s’accompagne de symptômes physiques et cognitifs bien réels dont souffrent 87 % des femmes entre 45 ans et 55 ans. [2]
Dans cet article, on vous explique quelle est la valeur ajoutée des collaboratrices séniors, comment les recruter et les fidéliser.

Les femmes matures sont perçues comme “moins compétentes”, “moins disponibles” ou plus lentes que les hommes du même âge. Cette vision discriminante héritée du siècle dernier n’a en réalité aucun fondement.
“L’âge apparaît, pour les femmes comme pour les hommes, comme un critère d’éviction du marché de l’emploi. L’âgisme est une attitude de discrimination ou de ségrégation à l’encontre des personnes âgées, exerçant une forme de violence sur ces personnes. Pour rappel, l’âge figure parmi les 25 critères de discrimination dans le code du travail. Il peut se cumuler avec d’autres facteurs de discrimination comme le sexe ou l’apparence physique.” [3]
La 10 ème édition du baromètre de la perception des discriminations dans l’emploi confirme que l’âge et le sexe sont les deux premiers motifs des expériences de discrimination au travail. [4]
Ces croyances limitantes sont des freins à la croissance et à la performance des entreprises. Les femmes de plus de 40 ans sont aujourd’hui des profils stratégiques de premier plan.
Dans cette période de leur vie, elles sont souvent libérées de leurs exigences familiales, alignées avec leurs ambitions de carrière et nourrissent des projets plus ambitieux. Niveau compétences, elles combinent parfaitement les hard skills et les soft skills attendus chez des profils à forte responsabilité.
“ L’image d’un manque de dynamisme souvent associé à la candidature d’une femme de plus de 45 ans entre en contradiction avec l’autonomie et l’organisation acquises par ce type de profil.” [5]
Le rapport Oser ! réalisé en 2023 par le collectifs Forcefemmes a permis de mettre en lumière les qualités professionnelles particulièrement appréciées par les employeurs chez les femmes matures :
Ces compétences sont indispensables, notamment pour accéder à des postes managériaux ou de direction. Les femmes peinent pourtant à accéder à ce niveau hiérarchique, par manque de confiance de leurs supérieurs et des responsables RH.
D’ailleurs, toujours selon le rapport Oser !, 74 % des cabinets RH ayant proposé un profil de femme de plus de 45 ans avaient vu ces talents être recrutés par leurs clients. Une preuve supplémentaire que les compétences des femmes expérimentées répondent précisément aux besoins des entreprises.
Près de la moitié d’entre elles sont même prêtes à faire des concessions sur le salaire pour accéder à un poste à responsabilité avec de belles perspectives d’évolution. Preuve de plus, s’il en fallait, de leur motivation et de leur ambition.
Les talents féminins expérimentés vont devenir indispensables pour répondre aux besoins croissants de main-d'œuvre en France, notamment avec le départ à la retraite des baby-boomers. Selon les projections de France Stratégie et de la Dares, 7,4 millions de personnes vont cesser leur activité entre 2019 et 2030. [6]
Chaque année, ce sont près de 800 000 postes qui attendent des profils qualifiés. La plupart de ces emplois concernent notamment les métiers dits “de seconde moitié de carrière”, c'est-à-dire des postes accessibles après quelques années d’expérience ou une réorientation professionnelle. Les jeunes entrants et les hommes seniors ne suffisent pas pour répondre aux besoins de talents.
Par ailleurs, les collaboratrices d’au moins 45 ans occupent une place croissante au sein de la population active française. Selon L’Insee, le taux d’activité des femmes de 50 à 64 ans est passé de 43,4 % en 1975 à 67,7 % en 2022. [7]
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En France, les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes persistent, et s’accentuent avec l’âge. Selon l’Insee, l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes atteint encore 24 % tous métiers confondus en 2021. Ces écarts ne s’expliquent pas uniquement par les choix de carrière, mais aussi par des biais systémiques dans l’accès aux postes, aux augmentations et aux promotions. [8]
Respecter ses engagements en matière d’égalité femmes-hommes suppose d’agir dès le recrutement, mais aussi tout au long du parcours professionnel. L’égalité des chances doit être une réalité concrète, notamment pour les femmes expérimentées, souvent freinées dans leur évolution.
Les entreprises ont aujourd’hui des obligations claires. Elles doivent notamment calculer et publier chaque année leur index d’égalité professionnelle, avec un score minimum attendu de 75/100, basé sur cinq critères :
À cela s’ajoutent de nouvelles exigences en matière de gouvernance. À partir du 1er mars 2026, les entreprises devront compter au moins 30 % de femmes parmi les cadres dirigeants et 30 % parmi les membres des instances dirigeantes. [9] Ces mesures visent à corriger durablement les déséquilibres et à favoriser une meilleure représentation des femmes à tous les niveaux de décision.
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Le taux d’emploi des femmes âgées de 50 à 54 ans ne cesse de progresser en France depuis les années 1970. Pourtant, les conditions de travail restent encore largement pensées pour des parcours masculins linéaires, peu compatibles avec les réalités biologiques et de santé des femmes.
La ménopause en est un exemple frappant. Cette transition hormonale concerne toutes les femmes et peut s’accompagner de symptômes particulièrement handicapants : brouillard mental, troubles du sommeil, douleurs articulaires, fatigue chronique. Une femme sur deux estime que la ménopause a des conséquences négatives sur son travail.
Cette inadéquation entre les conditions de travail et la réalité vécue par les collaboratrices a des effets mesurables : augmentation des accidents du travail chez les 50–54 ans, hausse de l’absentéisme liée aux troubles musculo-squelettiques et baisse de productivité. Non pas par manque de motivation, mais par invisibilisation des enjeux de santé des femmes en entreprise.[10]
Face à ce constat, les pouvoirs publics encouragent les entreprises à mieux intégrer ces sujets dans leur politique de santé au travail. Les recommandations qui émergent des directions RH vont dans le sens d’une approche globale : sensibiliser les managers, proposer des guides ou des kits d’information, développer des formations pour mieux comprendre les impacts de la ménopause sur le travail. [11]
Il ne s’agit pas d’un projet annexe ou militant, mais d’un véritable enjeu de santé au travail, au même titre que la prévention des risques psychosociaux ou des troubles musculo-squelettiques.
Fidéliser les talents féminins séniors ne se résume pas à opposer congés et performance, ni à empiler des dispositifs standardisés. L’enjeu est avant tout d’engager une réflexion de fond sur les conditions dans lesquelles les femmes peuvent exercer leur métier durablement.
Cela suppose de partir des besoins réels des principales concernées. Flexibilité des horaires, télétravail, adaptation du matériel, accompagnement médical, aménagement des espaces ou des rythmes de travail : les réponses ne peuvent être pertinentes que si elles sont construites avec les collaboratrices elles-mêmes.
Tout ne repose pas uniquement sur les entreprises, mais celles-ci ont un rôle clé à jouer pour lever le tabou, ouvrir le dialogue et créer un climat de confiance. Le gouvernement encourage d’ailleurs l’émergence d’un dialogue social de proximité, permettant d’aborder ces sujets au plus près du terrain.
Aujourd’hui, ce n’est plus une option. C’est un impératif stratégique, humain et économique. Les entreprises qui prennent en compte les besoins spécifiques des femmes de plus de 40 ans sont aussi celles qui sécurisent les parcours, fidélisent les compétences et construisent une performance durable.
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Coline Levin
Rédactrice spécialisée en santé de la femme
Sources
[1] Les femmes, une force de travail à maximiser, enquête PWC, mars 2024
[2] Dossier ménopause, Inserm, 2023
[3] Les femmes séniors dans l’emploi, état des lieux, Conseil supérieur de l’égalité professionnelle, 2019
[4] 10e baromètre de la perception des discriminations dans l'emploi, Défenseur des droits, 2017
[5] Rapport Oser ! Quel avenir pour l’emploi des femmes de plus de 45 ans ?, Forcefemmes
[6] Les métiers en 2030 : Quelles perspectives de recrutement en région et au niveau national ? Dares, 2023
[7] Emploi, chômage, revenus du travail, Insee, édition 2023
[8] Écart de salaire entre femmes et hommes en 2023, Insee
[10] Report - Women’s health economics : investing in the 51 per cent, NHS, 2024
[11] La ménopause en France : 25 propositions pour enfin trouver le chemin de l’action
Stéphanie Rist Députée de la 1ère circonscription du Loiret

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