Ménopause au travail : comment aborder le sujet en entreprise ?

Sommaire

Ménopause au travail : pourquoi faut-il aborder le sujet ?

ensibiliser les collaborateurs et collaboratrice à la ménopause au travail

De récentes études menées en France, au Royaume-Uni et au Canada ont permis de prouver l’impact de la ménopause au travail

51 % des femmes ménopausées estiment que les symptômes ont des conséquences concrètes sur leur vie professionnelle. [1]

Elles ont identifié plusieurs points bloquants en entreprise : 

  • Le tabou persiste. Très peu d'entreprises communiquent ouvertement sur ce sujet et investissent dans la sensibilisation de leurs équipes. 
  • Une image très négative qui continue au sujet de la ménopause. Dans de nombreuses structures, la ménopause est encore associée à une “perte de compétences”. 
  • Les conditions de travail ne sont pas adaptées à la réalité des femmes ménopausées. 

Elles sont encore nombreuses à préférer démissionner de leur poste plutôt que d’évoquer leurs symptômes avec leur hiérarchie ou demander un aménagement. 

La première étape pour limiter l’impact de la ménopause au travail, c’est donc d’en parler. Voici quelques pistes.

Ménopause au travail : pourquoi faut-il aborder le sujet ?

Sensibiliser les collaboratrices et collaborateurs à l’impact de la ménopause au travail, cela permet non seulement de permettre aux salariées d’exercer dans les meilleures conditions, mais aussi de s’aligner aux exigences en matière de qualité de vie et des conditions de travail (QVCT). 


Si vous n’étiez pas certain.e d’aborder le sujet dans votre structure, voici quelques arguments qui devraient vous convaincre.

1.La ménopause représente un coût économique important

Selon l’étude britannique du NHS, l’absentéisme liée à la ménopause représente un coût annuel moyen de 191 millions de livres sterling. Les femmes ménopausées sont obligées de poser davantage de jours de congés pour gérer les symptômes les plus incommodants, fatigue ou accéder à des soins. 

2.Fidéliser les talents stratégiques 

Une femme sur dix a déjà démissionné à cause des symptômes de la ménopause, sans même en avoir parler à leur hiérarchie. C’est dire le vrai poids (et le prix) du tabou qui entoure la ménopause au travail. 

3.Respecter les exigences en matière de qualité de vie et des conditions de travail

Le gouvernement français a défini 5 catégories d’indicateurs qui permettent d’évaluer la QVCT d’une entreprise. Parmi eux, on retrouve “la qualité du contenu du travail et son organisation, la qualité de l’environnement physique de travail”. La santé est également un levier essentiel pour répondre aux exigences gouvernementales. Les entreprises ne peuvent donc plus faire l’impasse sur la ménopause. [2]

4.Respecter les engagements en matière d’égalité femmes / hommes 

Pour garantir l’égalité femmes/hommes et permettre à chaque collaborateur d’exercer dans les mêmes conditions, les entreprises doivent impérativement prendre en considération l’impact de la ménopause. [3]

5.Améliorer la performance de votre entreprise en boostant la productivité de vos collaboratrice 

10 % des femmes ont noté un frein dans leurs ambitions professionnelles au moment de la ménopause. Elles se désintéressent progressivement et se désengagent car elles ne se sentent pas considérées et souffrent de l’invisibilisation en entreprise. La statistique est la même en France, au Royaume-Uni et au Canada. [4]

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Sensibiliser les collaboratrices et collaborateurs à la ménopause au travail

Remettre la santé des collaboratrices au coeur des enjeux de santé en entreprise

L’un des principaux freins à la prise en compte de la ménopause en entreprise reste le manque de sensibilisation aux plus hauts niveaux de la hiérarchie. Équipes dirigeantes, directions des ressources humaines, partenaires sociaux : tous sont encore trop peu informés des conséquences humaines, organisationnelles et économiques de la ménopause au travail.

Le sujet est souvent minimisé, banalisé ou relégué à la sphère privée. Il souffre encore d’une image négative, associée à l’âge ou à une supposée perte de compétences, ce qui explique qu’il ne soit pas perçu comme prioritaire dans les politiques de santé au travail. Pourtant, les symptômes sont bien réels et leurs impacts concrets sur le quotidien professionnel des femmes sont documentés.

Comme en témoigne une salariée :

 « C’est un sujet tabou dans l’entreprise alors que pourtant cela génère une grande fatigue, des problèmes de sommeil donc de concentration et des douleurs physiques. L’entreprise devrait nous informer et nous accompagner. »

L’entreprise a pourtant un rôle de protection vis-à-vis de ses salarié.es. Cela implique à la fois :

  • d’inclure pleinement les femmes ménopausées, en leur donnant les mêmes responsabilités et opportunités d’évolution que les hommes ;
  • de les protéger face aux risques professionnels, notamment les risques d’accidents du travail, plus fréquents chez les femmes de 50 à 54 ans, en lien avec la fatigue, les troubles du sommeil et les douleurs physiques.[5]


Aborder la ménopause comme un enjeu de santé au travail, et non comme un sujet individuel ou intime, permet de replacer la question dans une logique de prévention, d’égalité et de responsabilité sociale.

Le rôle clé des RH dans l’incarnation du projet

Les ressources humaines occupent une place centrale dans la mise en œuvre d’une politique menopause-friendly. Pourtant, une étude française menée auprès de DRH, à la demande d’une mission nationale, montre que la ménopause est encore très largement absente des politiques RH. La grande majorité des répondant.es indiquent que le sujet n’est pas pris en compte dans leur entreprise.

Les RH ont pourtant plusieurs leviers d’action majeurs :

  • ce sont les premières personnes à former pour comprendre les enjeux, porter la parole et faire tomber les tabous ;
  • elles jouent un rôle de relais essentiel entre les femmes ménopausées et la hiérarchie, dans un cadre confidentiel et sécurisé ;
  • elles sont en première ligne pour repérer les signaux faibles de désengagement professionnel, notamment la fatigue chronique, les troubles du sommeil ou la perte de motivation, et agir en prévention. [6] 

De la phase de recrutement à la fidélisation des talents, les RH façonnent la culture d’entreprise et influencent directement le rapport que les collaboratrices entretiennent avec la ménopause. Intégrer ce sujet dans les politiques RH, c’est reconnaître une réalité vécue par une partie significative des effectifs et prévenir les ruptures de parcours.

Ménopause au travail : quelle politique de recrutement ?

Sensibiliser à la ménopause, c’est aussi interroger les pratiques de recrutement et lutter contre l’éviction silencieuse des femmes de plus de 45 ans. Trop souvent, l’âge reste un critère discriminant, alors même que ces profils présentent de nombreux atouts pour l’entreprise.

Les femmes de plus de 45 ans apportent des compétences clés : expertise métier, autonomie, savoir-faire, capacité d’organisation, prise de recul et meilleure gestion du stress. Une étude montre d’ailleurs que 74 % des cabinets RH ayant proposé des profils de femmes de plus de 45 ans ont vu ces candidatures aboutir à un recrutement effectif. [7]

Valoriser ces profils, c’est non seulement répondre aux enjeux de diversité et d’égalité professionnelle, mais aussi sécuriser des compétences stratégiques dans un contexte de tension sur le marché du travail.

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Ménopause au travail : 4 recommandations du gouvernement pour informer et éduquer

1. Former managers et RH à la réalité de la ménopause

Le rapport gouvernemental souligne que la ménopause est largement absente des politiques managériales et RH, alors même qu’elle impacte la performance, l’absentéisme et le maintien dans l’emploi.

Recommandations opérationnelles :

  • intégrer un module spécifique « ménopause au travail » dans les formations managers, au même titre que les risques psychosociaux ou le handicap ;
  • aborder les symptômes possibles (fatigue, troubles cognitifs, bouffées de chaleur, troubles du sommeil) sans médicaliser, mais pour mieux comprendre et adapter les pratiques managériales.


2. Créer et diffuser un guide interne « Ménopause au travail »

Le gouvernement recommande explicitement la création d’un guide interne à destination des managers et des salarié.es.

Ce guide peut contenir :

  • une définition claire de ce qu’est (et n’est pas) la ménopause ;
  • les impacts possibles sur le travail ;
  • les leviers d’adaptation existants (organisation du travail, aménagements, dialogue) ;
  • les bons réflexes managériaux : écoute, confidentialité, non-stigmatisation.

C’est un outil de sensibilisation collective, peu coûteux et immédiatement actionnable.

3. Encourager le dialogue sans obligation de dévoilement

Le rapport insiste sur la solitude et le silence des femmes face à la ménopause.

Bonne pratique recommandée :

  • créer un cadre de dialogue sécurisé, sans obligation de justification médicale ;
  • permettre aux collaboratrices d’exprimer des besoins d’adaptation sans avoir à nommer explicitement la ménopause.

Cette approche inclusive et respectueuse permet de répondre aux besoins réels sans exposer les femmes à la stigmatisation.

4. Former les services de santé au travail à la ménopause

Le gouvernement recommande d’intégrer la ménopause dans la visite médicale de mi-carrière, autour de 45 ans.

Pour les entreprises, cela implique :

  • de sensibiliser les médecins du travail et les infirmier.es aux symptômes et enjeux spécifiques de la ménopause ;
  • d’utiliser ces visites comme un temps de prévention globale, et non uniquement de dépistage.

C’est un levier essentiel pour relier santé, travail et prévention sur le long terme.


Aborder la ménopause en entreprise ne revient en aucun cas à remettre en question la performance ou l’engagement des femmes concernées. Comme le souligne le gouvernement français : 

« Il ne s’agit bien sûr pas de dire que les femmes en ménopause sont moins performantes en raison de la ménopause, mais simplement d’intégrer dans les politiques de ressources humaines que certaines femmes peuvent traverser des périodes difficiles liées à la ménopause, et que des ajustements simples peuvent améliorer la qualité de vie au travail et éviter des ruptures de parcours. Les entreprises qui anticipent et accompagnent sont aussi celles qui fidélisent, motivent et valorisent leurs talents féminins. »

Prendre en compte la ménopause, c’est donc adopter une approche lucide, responsable et inclusive de la santé au travail. En sensibilisant les équipes, en formant les managers et en adaptant les pratiques RH, les entreprises peuvent prévenir le désengagement, limiter l’absentéisme et sécuriser les parcours professionnels des femmes à un moment clé de leur carrière.

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Coline Levin

Rédactrice spécialisée en santé de la femme

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