Sommaire
Le monde du travail et la ménopause
Quelles sont les conséquences de la ménopause au travail ?
La ménopause est une transition hormonale qui touche toutes les femmes, à un moment de leur vie. Elle s’accompagne d’un ensemble de symptômes physiques, psychiques et émotionnels.
Les conséquences de la ménopause dépassent la sphère intime, elles concernent aussi l’équilibre du couple, la vie sociale et la sphère professionnelle. Récemment, des groupes de recherche français, britanniques et canadiens se sont penchés sur l’impact de la ménopause au travail.
Nous avons donc dressé un bilan des conséquences humaines et économiques de la ménopause au travail. Cela concerne bien sûr les collaboratrices, mais également les responsables RH et la structure même des entreprises. On vous explique.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, commençons par un rappel essentiel sur la ménopause. Il s’agit d’une période de transition hormonale durant laquelle les taux d’hormones sexuelles féminines (oestrogènes et progestérone) chute.
Si elle est diagnostiquée en moyenne à 51 ans en France (Inserm), la ménopause ne survient pas du jour au lendemain. [1] Elle est précédée d’une période de préménopause, aussi appelée transition ménopausique, durant laquelle les niveaux hormonaux commencent à baisser.
Dès la périménopause, les premiers symptômes apparaissent. Parmi les plus incommodants : des bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, un brouillard mental, une sécheresse intime, une fragilisation du squelette… 87 % des femmes souffrent d’au moins un symptôme de ménopause.
Une femme sur quatre souffre de symptômes sévères avec de vraies conséquences sur leur quotidien, notamment sur leur équilibre social et leur performance au travail.
Côté prise en charge, il existe des solutions hormonales et non hormonales. Le THM (Traitement Hormonal de la Ménopause), composé d’hormones de synthèse, est à ce jour le seul traitement qui permet une prise en charge globale des symptômes de ménopause. Aujourd’hui, seulement 6 % des femmes ménopausées suivent ce traitement.
Au-delà de l’approche médicamenteuse, l’adaptation à la ménopause passe par une adaptation de l’hygiène de vie, une communication ouverte sur les conséquences de cette période et, souvent, par un réagencement des conditions de travail.
Le gouvernement français a d’ailleurs mené une étude complète sur plus de 1300 femmes pour établir des recommandations concrètes, à destination des entreprises. [2]
Selon un rapport Alan, 51 % des femmes déclarent que la ménopause a des conséquences sur leur travail. [3] Elles observent notamment que les conditions de travail ne sont pas toujours adaptées à leur réalité et à leurs besoins dans cette période.
Cela influence directement la manière dont elles se positionnent et se comportent dans le monde du travail : elles n’osent pas postuler, perdent des opportunités d’évolution ou démissionnent de leur emploi.
Au Royaume-Uni, 10 % des femmes ont démissionné en période de ménopause car le cadre de travail ne leur permettait pas d’exercer dans de bonnes conditions. [4] La statistique est exactement la même en France.
En ménopause, une femme sur dix n’ose pas postuler à une promotion par peur de ne pas être à la hauteur.
Non seulement les symptômes de la ménopause sont très incommodants mais cette période souffre aussi d’une perception très négative par la société. Selon l’étude menée par le gouvernement français, 45 % des répondantes n’ont pas une bonne image de la ménopause.
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Une femme sur cinq a déjà dû poser des jours de congé en raison des symptômes de la ménopause.
Dans un rapport canadien, le cabinet Deloitte estime que 540 000 journées de travail sont perdues chaque année à cause des symptômes liés à la périménopause et à la ménopause.
Ces absences ne sont pas seulement liées à des douleurs physiques (articulaires, musculaires, migraines…), mais aussi à la santé mentale : troubles du sommeil, anxiété, épuisement émotionnel.
Et même lorsque les femmes sont présentes, beaucoup décrivent un phénomène de présentéisme : être là, mais pas vraiment opérationnelle.
« Je ne prends pas de jours d’arrêt, mais j’arrive souvent en retard ou je ne suis pas pleinement présente. Mon travail est moins bon que lors d’une journée où je ne dois pas gérer ces problèmes. »
Au Royaume-Uni, l’impact économique est estimé à :
Autrement dit : la ménopause coûte cher humainement et économiquement.
Les symptômes les plus fréquemment cités sont :
Selon l’enquête Alan, 16 % des femmes constatent un impact direct sur leur productivité au travail.
Pour ne pas être pénalisées, beaucoup adoptent un réflexe compréhensible : cacher leurs symptômes. Elles serrent les dents, minimisent et compensent. La ménopause reste un sujet tabou en entreprise.
« C’est un sujet tabou dans l’entreprise alors que cela génère une grande fatigue, des problèmes de sommeil donc de concentration, et des douleurs physiques. L’entreprise devrait nous informer et nous accompagner. »
Résultat : les femmes s’épuisent en silence, au lieu de pouvoir adapter leur rythme, leur organisation ou leur environnement de travail.
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Au Japon, pourtant considéré comme avant-gardiste sur ces sujets, le coût de la ménopause (baisse de performance, absentéisme, démissions) est estimé à 11,57 milliards d’euros par an.
Au Royaume-Uni, les études montrent que pour 1 livre investi dans la santé gynécologique et obstétrique des femmes, le retour sur investissement est de 11 livres.
Malgré cela, les femmes préfèrent souvent gérer seules :
Seules 3 % des femmes en ont parlé à leur syndicat ou à un·e représentant·e santé-sécurité.
La ménopause est si peu reconnue dans le monde professionnel que certaines préfèrent changer de voie plutôt que d’en parler.
Première étape : changer de regard.
« La ménopause n’est pas perçue de manière négative dans toutes les cultures, comme c’est le cas en France. »
Aujourd’hui, une femme sur trois n’ose pas du tout en parler, même au sein de sa famille. Le tabou est profond, et il isole. [6]
Face à ce constat, le gouvernement français a formulé une série de recommandations concrètes, parmi lesquelles :
La recommandation n°20 est particulièrement forte :
« Intégrer pleinement la ménopause dans la politique RH et managériale des grandes entreprises et des services publics, en désignant un Ambassadeur “Ménopause et emploi” pour sensibiliser les employeurs partout en France et en lançant une démarche “Engagement Ménopause” à destination des entreprises. »
L’objectif est clair :
Parce que la ménopause n’est ni une faiblesse, ni une maladie et encore moins une fin de carrière. Elle mérite d’être accompagnée dans la sphère intime mais également dans le cercle social et au travail. C’est un enjeu clé pour tous.tes les dirigeant.es et RH qui souhaitent améliorer la santé et la qualité de vie au travail de leurs salariées.
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Coline Levin
Rédactrice spécialisée en santé de la femme
Sources
[1]Dossier Ménopause, Inserm, 2023
[2] La ménopause en France : 25 propositions pour enfin trouver le chemin de l’action, Stéphanie Rist Députée de la 1ère circonscription du Loiret, 2025
[3] Ménopause en entreprise, lever les tabous, Alan, 2021
[4] Menopause and the Workplace, Fawcett, 2022
[6] Les Français et la ménopause, résultat d’étude, Kantar, 2019

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