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Ménopause au travail : quelles sont les conséquences pour les entreprises ?
Symptômes de ménopause et leurs conséquences au travail
Les médecins et chercheurs évoquent souvent les conséquences de la ménopause à l’échelle de l'individu, et à juste titre. La ménopause est un passage charnière dans la vie d’une femme.
Dans cette période de transition hormonale, les taux d’œstrogène et de progestérone sont au plus bas. Cette carence se traduit par un ensemble de symptômes, qui peuvent se manifester dès l’entrée en préménopause, parfois dès la fin de la trentaine. [1
Entre le début de la préménopause et la fin de la ménopause, les symptômes peuvent durer une dizaine d'années. Ils ne sont pas seulement d’ordre intime : ils impactent aussi le physique, les capacités cognitives, la résistance au stress, le squelette… 51 % des femmes affirment que la ménopause a des conséquences sur leur travail. [2]

De nombreux organes du corps humain sont équipés de récepteurs hormonaux : les os, le cœur, le cerveau, entre autres. En période de ménopause, tous ces organes souffrent de la carence hormonale et peinent à fonctionner normalement. Cela se traduit par un ensemble de symptômes physiques, psychiques et cognitifs.
Parmi les symptômes les plus courants :
On comprend mieux pourquoi les conséquences de la ménopause dépassent largement l’intimité et atteignent aussi l’équilibre professionnel des femmes.
Les hormones dites sexuelles contribuent au fonctionnement normal et à l'oxygénation du cerveau. En ménopause, la carence hormonale impacte donc directement les capacités cognitives des femmes. Elles évoquent souvent un “brouillard mental”, des difficultés de concentration et de mémorisation.
De nombreuses collaboratrices se sentent impuissantes face à ces symptômes qu’elles ne comprennent pas. Elles les interprètent comme un manque de motivation ou de l’incompétence, alors qu’il s’agit d’une réponse naturelle et tout à fait normale de leur corps.
Bien sûr, des solutions existent pour pallier les conséquences cognitives de la carence hormonale. La première étape est d’instruire et de déculpabiliser toutes les femmes qui expérimentent ces troubles.
La fatigue chronique et les troubles de l’humeur ont clairement été identifiés comme des symptômes de la ménopause. Ils sont liés à deux évènements :
Or, on le sait, un sommeil de moins bonne qualité, c’est la porte ouverte à une plus grande anxiété et à une labilité émotionnelle.
Dans un rapport publié par le gouvernement français, une femme témoigne :
« Personne ne m'avait parlé de la préménopause et des symptômes. J’ai vécu un an et demi de calvaire : bouffées de chaleur jour et nuit, réveils 6 à 7 fois par nuit, douleurs musculaires, changements au niveau de la libido, mauvaise humeur, migraine et fatigue. (…)»
10 % des femmes notent un frein dans leurs ambitions professionnelles au moment de la ménopause. La statistique est la même en France, au Royaume-Uni et au Canada.
À ce stade, il est essentiel de rappeler que la ménopause est un phénomène complètement naturel qui touche 100 % des femmes à un moment de leur vie. Cette réalité concerne donc toutes les strates de la hiérarchie et tous les secteurs d’activité.
La ménopause est encore trop peu évoquée en entreprise mais aussi dans la sphère intime. Les femmes elles-mêmes ont tendance à se dévaloriser lorsque les premiers symptômes se manifestent. Elles se sentent moins capables et moins attendues sur le marché du travail. Certaines parlent même d’un déclassement professionnel pendant la ménopause.
« Je vis la ménopause comme une période de fragilité alors que j’étais sûre de moi et en réussite professionnelle. Cette période de transition contribue à un déclassement professionnel car moins d’énergie ou d’attrait pour le changement ».
Selon une étude danoise, plus d’une femme sur trois n’a pas cherché à obtenir de nouvelles responsabilités professionnelles après l’apparition des symptômes de ménopause. Une réalité qui ne fait que creuser l’écart entre les femmes et les hommes dans l’accès aux postes à responsabilité.
La ménopause au travail, c’est un véritable coût humain et économique pour les entreprises. L’étude britannique évoquée précédemment rapporte qu’une femme sur cinq a dû prendre des jours de congé en raison des symptômes de la ménopause. Une femme sur dix indique avoir démissionné pour les mêmes raisons.
La ménopause au travail est aussi responsable d’une augmentation du taux d’absentéisme ou d’une baisse de la productivité chez les femmes âgées de 50 à 64 ans. Un constat qui traduit le manque de prise en charge des symptômes de la ménopause, à l’échelle individuelle mais également structurelle.
Rares sont les entreprises qui ont déjà sensibilisé leurs collaborateurs et collaboratrices sur le sujet de la ménopause ou proposé des aménagements spécifiques. Elles ont pourtant tout à gagner.
Selon une étude menée par la Fondation Canadienne de la Ménopause en 2023, le fait de ne pas prendre en considération les symptômes de ménopause au travail coûte 3,5 milliards de dollars canadiens à l’économie canadienne chaque année.
Au Japon (pays plutôt avant-gardiste sur le sujet), ce sont plus de 11 milliards d’euros qui sont perdus chaque année. [5]
À cela, il faut bien sûr ajouter la perte de revenus considérable que la non-prise en charge de la ménopause représente pour les femmes. Peur de postuler, ralentissement de carrières, absentéisme et perte de productivité… Il est plus que jamais temps d’investir dans la santé des femmes.
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« J’ai été confrontée à une période de plus de deux ans de très grande fatigue, perte d’énergie, insomnies chroniques, brouillard cognitif et mal-être, avec de nombreuses répercussions personnelles, familiales et professionnelles, avant de comprendre ce qui m’arrivait et d’y mettre un diagnostic : la périménopause. Je n’y étais pas du tout préparée, avec une méconnaissance et une vision simpliste des symptômes de la ménopause. »
Ce témoignage illustre une réalité largement partagée : la ménopause reste un sujet très peu connu, et fortement stigmatisé. Résultat, les femmes taisent leurs symptômes. Selon la Fondation Canadienne de la Ménopause, 24 % des femmes n’en parlent à personne sur leur lieu de travail. [6]
Cette invisibilisation a un coût humain et économique. Tant que la ménopause reste taboue, les femmes culpabilisent, s’isolent et retardent l’accès à des solutions adaptées.
La première étape est donc claire : en parler. Informer les équipes, normaliser le sujet, donner des clés de compréhension permet de sortir d’une lecture individuelle et culpabilisante des symptômes. La ménopause doit être abordée comme ce qu’elle est : une étape de santé physiologique, au même titre que la grossesse ou le retour de congé maternité.
C’est précisément ce que permet Omena, en mettant à disposition des entreprises et de leurs collaboratrices des ressources fiables, pédagogiques et accessibles sur la ménopause, tout en facilitant l’accès à des professionnels de santé formés spécifiquement à ces enjeux.
Informer ne suffit pas si les conditions de travail restent inchangées. Les entreprises doivent traduire cette prise de conscience en actions concrètes.
Cela passe d’abord par la formation des managers et des équipes RH, afin qu’ils puissent identifier les impacts de la ménopause sur le travail, sans jugement ni maladresse. Intégrer la ménopause dans le plan RH permet de sortir d’une approche ponctuelle et de l’inscrire dans une politique de santé au travail sur le long terme.
Les outils et l’organisation du travail doivent également être repensés, en lien avec les services de santé au travail. Favoriser certaines postures, permettre l’alternance entre position assise et debout, adapter les postes exposés à la chaleur ou à la pression physique est essentiel. Les troubles musculo-squelettiques représentent aujourd’hui 10 à 15 % des absences, et les femmes ménopausées y sont particulièrement exposées.
La flexibilité est un autre levier majeur : télétravail, horaires aménagés, organisation hybride. Ces ajustements simples peuvent réduire considérablement la fatigue et l’absentéisme.
Enfin, la ménopause doit être abordée lors des temps clés de prévention, notamment le bilan de santé autour de 45 ans, qui devrait intégrer une approche globale : douleurs physiques, sommeil, mais aussi santé mentale et charge émotionnelle liée à cette transition hormonale. Rappelons que 40 % des femmes de 50 ans subiront une fracture liée à l’ostéoporose au cours de leur vie, contre 14 % des hommes. [7]
La dernière dimension, souvent mal comprise, concerne la prise en charge médicale. Là encore, l’information est centrale. Les femmes, mais aussi les employeurs, manquent de repères sur les solutions existantes.
Il est essentiel de continuer à former et informer, hommes et femmes, sur les différentes options thérapeutiques :
Le rôle de l’entreprise n’est évidemment pas de prescrire, mais de créer un environnement qui facilite l’accès à l’information et à des professionnels de santé compétents. En ce sens, Omena permet de lever un frein majeur : l’errance médicale et le manque de spécialistes formés à la ménopause.
Accompagner les femmes ménopausées, ce n’est pas “faire du social”. C’est investir dans la santé, la fidélisation et l’engagement de collaboratrices expérimentées, dont les compétences sont stratégiques pour les organisations.
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Coline Levin
Rédactrice spécialisée en santé de la femme
Sources
[1] Dossier Ménopause, Inserm, 2023
[2] Women’s health economics: investing in the 51 per cent, May 2025 Bridget Gorham Olivia Langham
[3] La ménopause, s’informer et en parler, Ministère de la Santé, 2025
[4] Étude danoise, Overgangsalder på arbejdsmarkedet En undersøgelse af, hvordan overgangsalderen påvirker kvinder på arbejdsmarkedet
[5] Asia's menopause challenge: The economic case for better female health, Aging societies from Japan to Singapore rush to safeguard mature women's wellness
[6] Ménopause et vie professionnelle au Canada, Fondation Canadienne de la Ménopause

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