Vous le savez sans doute, la ménopause s’accompagne d’un ensemble de symptômes physiques, psychiques et métaboliques. En France, elle est diagnostiquée en moyenne à 51 ans, lorsque vous n’avez pas eu vos règles pendant 12 mois consécutifs (sauf en cas d’hystérectomie ou pathologie gynécologique). [1]
Dès la préménopause (aussi appelée transition ménopausique), vous pouvez observer l’apparition des premiers symptômes : bouffées de chaleur, labilité émotionnelle, fatigue ou encore sécheresse vaginale.
De nombreuses femmes l’ignorent, mais les symptômes de la ménopause ne sont pas une fatalité. Il existe des solutions concrètes (hormonales ou non) qui permettent d’atténuer les manifestations néfastes de cette carence hormonale.
La ménopause ne doit en aucun cas affecter votre mobilité, vos projets professionnels ou votre épanouissement intime. Sur ce dernier volet, il existe des pistes accessibles pour retrouver le confort que vous méritez. Parmi elles, le lubrifiant est un incontournable !
Sommaire
Pourquoi utiliser un lubrifiant en ménopause ?
Quels sont les différents types de lubrifiants et comment choisir le votre ?

La sécheresse vaginale est un symptôme du SGUM : le syndrome génito-urinaire de la ménopause. Le SGUM est une conséquence directe de la chute des hormones sexuelles (œstrogène et progestérone). Il se manifeste par des troubles de la sphère intime : sécheresse vaginale, troubles urinaires et baisse de la libido, entre autres.
Selon les derniers rapports scientifiques, une femme sur deux serait concernée, mais cette donnée semble encore sous-estimée. [2]
À partir de 40 ans, une femme sur cinq rencontre des difficultés dans sa vie intime. L’inconfort aux rapports peut donc se manifester dès la préménopause. Les principales raisons de la baisse de l’activité sexuelle sont :
Pourtant, votre épanouissement sexuel est un pilier de votre bien-être personnel et, bien souvent, de votre couple. Il est important de prendre soin de votre intimité, c’est aussi une manière de prendre soin de vous.
Si vous êtes concernée par la sécheresse vaginale, le lubrifiant est une solution accessible, simple à utiliser et qui permet de pallier l’inconfort pendant les rapports. On vous explique comment choisir le votre en ménopause ou en préménopause.
Objectif : retrouver une sexualité confortable dans laquelle vous vous sentez bien !
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Les lubrifiants à base d’eau sont les plus courants. Leur texture est légère, non grasse et agréable, ce qui les rend compatibles avec les préservatifs et les sextoys. Ils conviennent à un usage vaginal, anal ou oral et se nettoient facilement.
En revanche, ils ont tendance à sécher assez rapidement, ce qui nécessite parfois d’en remettre pendant les rapports. Certains produits peuvent aussi contenir de la glycérine ou des conservateurs susceptibles d’irriter les muqueuses sensibles.
Les lubrifiants à base de silicone offrent une glisse plus durable. Ils ne sèchent presque pas et sont particulièrement adaptés aux rapports prolongés ou en cas de sécheresse marquée.
Ils résistent également à l’eau, ce qui peut être un avantage sous la douche ou dans le bain. Leur principal inconvénient est leur incompatibilité avec les sex-toys en silicone, ainsi qu’un nettoyage plus délicat et un risque de taches sur les tissus.
Les lubrifiants à base d’huile, qu’elle soit minérale ou végétale, ont une texture nourrissante et une bonne tenue dans le temps. Ils peuvent sembler plus naturels et sont souvent peu coûteux.
En revanche, ils ne sont pas compatibles avec les préservatifs en latex, peuvent augmenter le risque d’infections vaginales et sont généralement déconseillés pour un usage vaginal régulier.
Enfin, les lubrifiants naturels ou bio séduisent de nombreuses femmes en ménopause. Formulés sans parabènes ni perturbateurs endocriniens, ils sont souvent mieux tolérés par les muqueuses fragilisées et respectent davantage le pH vaginal. Leur durée d’action peut toutefois varier selon leur composition, et leur prix est parfois plus élevé, avec une conservation plus courte.
Le traitement hormonal de la ménopause (THM) agit sur la cause hormonale des symptômes. Administré le plus souvent par voie transcutanée, il peut améliorer la lubrification vaginale et le confort intime.
Il n’est toutefois pas toujours prescrit en préménopause et peut, dans certains cas, ne pas suffire à soulager les symptômes locaux.
Les ovules vaginaux constituent une solution d’appoint très utilisée. Certains contiennent des hormones pour agir localement, d’autres de l’acide hyaluronique pour hydrater les muqueuses sans action hormonale.
Ils peuvent être utilisés plusieurs fois par semaine. Certaines femmes ressentent néanmoins un inconfort à l’usage, et des options comme les injections d’acide hyaluronique peuvent parfois être proposées pour réhydrater les tissus en profondeur.
Les œstrogènes topiques, appliqués localement sous forme de crème ou d’ovules, sont également efficaces pour soulager la sécheresse vaginale. Bien qu’ils aient peu d’effets secondaires, ils restent un traitement hormonal et nécessitent l’avis d’un.e professionnel.le de santé.
Toutes ces solutions sont compatibles avec l’utilisation d’un lubrifiant, qui reste un allié simple et accessible pour améliorer le confort des rapports. Chaque femme étant différente, il est essentiel de prendre le temps d’explorer ce qui fonctionne le mieux pour vous, idéalement avec l’avis d’un.e médecin. Parler de ces sujets avec votre partenaire peut aussi faciliter les ajustements et contribuer à une sexualité plus sereine et épanouissante.
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Coline Levin
Rédactrice spécialisée en santé de la femme
Sources
[1] Dossier ménopause, Inserm, 2023
[2] Syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM). RPC les femmes ménopausées du CNGOF et du GEMVi, C. Hocké, M. Diaz, V. Bernard, S. Frantz, M. Lambert, C. Mathieu, M. Grellety-Cherbero

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